Voici les marques de mon amour pour toi !

Je n'ai rien d'autre pour te le prouver
que ces plaies aux mains, au côté et aux pieds.
Elles m'ont été infligées
parce que je t'ai aimé d'un amour fou,
sans mesure, hors mesure.
Laisse mes mains blessées
panser tes blessures.
Laisse mes pieds transpercés
déblayer un chemin devant toi.
Laisse mon coeur ouvert
aimer ta vulnérabilité.
J'ai donné ma vie pour toi !
- Jésus, parce que tu m'aimes
je donnerai ma vie pour toi.
Je n'aurai pas peur d'offrir
mes mains inaptes,
mes pieds défaillants,
mon coeur vulnérable.
(Oraison, 3 juillet 2008)
Regarde-moi !
Dieu de Miséricorde
j'éprouve tant de difficultés à m'accepter.
Tant de choses me dérangent en moi :
mon impatience, mon agitation,
ma superficialité, ma susceptibilité.
Je te présente tout ce qui m'agace en moi.
Je crois que tu m'acceptes et que tu m'aimes comme je suis.
Tu ne me juges ni ne me condamne.
C'est moi, c'est mon coeur qui me condamne.
Je suis un juge intransigeant avec moi-même.
Mais si mon coeur me condamne,
je sais que toi Seigneur, tu es plus grand que mon coeur.
Tu m'aimes et cela est plus fort
que mon incapacité à m'accepter.
Je me présente à toi les mains vides,
mendiant de ton amour.
Ce vide intérieur, viens le combler par ton amour.
Tu m'aimes avec tout ce que je suis incapable d'accepter en moi.
Je sais que tu m'aimes et pourtant j'ai des difficultés à le croire.
J'aimerais parfois te cacher certaines facettes de ma personnalité,
que je ne veux pas voir moi-même.
Mais, cette fois, je veux tenter de le faire.
Regarde mon coeur !
Au creux de mon coeur se trouve ma vérité et je te la présente.
Regarde mon coeur !
Je ne veux pas te le fermer.
Je te laisse plonger ton regard
dans les abîmes de mon âme,
afin que, dans sa grande bonté,
il me transforme.
Que ton amour me traverse tout entier,
et me donne la force
de me considérer moi-même
avec bienveillance.
Je trouverai alors le courage
d'être bon envers moi-même
et de croire en ton amour inconditionnel.
Amen.
Reste avec moi
Renouvelle l'Eglise à mesure où tu me renouvelles
Pour que nous te suivions, appelle-nous
Nous te suivons, Seigneur Jésus. Mais pour que nous te suivions, appelle-nous, parce que, sans toi, nul ne montera vers toi. Car tu es le chemin, la vérité, la vie. Tu es aussi notre secours, notre foi, notre récompense. Ceux qui sont à toi, accueille-les, toi qui es le chemin; fortifie-les, toi qui es la vérité; vivifie-les, toi qui es la vie.
Saint Ambroise (+397).
Recherche de paix
Que votre coeur ne se trouble pas!
vous croyez en Dieu, croyez aussi en moi.
Ah Seigneur ! Si vous pouviez mettre un peu de votre paix dans ce coeur troublé. Si vous pouviez verser un peu de consolation dans ce coeur qui a mal, rendre plus simple les circonvolutions de ce coeur compliqué, angoissé, anxieux, inquiet. Si vous pouviez offrir de quoi rassurer ce coeur...
Dans la maison de mon Père, il y a de nombreuses demeures;
sinon, je vous l'aurais dit.
Seigneur j'aspire à être auprès de vous. Mais vous êtes déjà à mes côtés ici et maintenant. Alors pourriez-vous vous occuper de mon quotidien, de ma vie ici-bas. Si elle pouvait avoir un petit goût du ciel... Si je pouvais y trouver ma demeure...
Je vais vous préparer une place.
quand je serai allé et que je vous aurai préparé une place,
à nouveau je viendrai et je vous prendrai près de moi,
afin que, là où je suis,
vous aussi, vous soyez.
Faut-il pour cela que nous soyons des errants ? Faut-il pour trouver le Ciel que notre vie ait quelque chose de manqué, de raté, d'échoué ?
Et du lieu où je vais, vous savez le chemin.
Seigneur, les chemins que nous prenons semblent parfois ne mener nulle part. Ils se révèlent souvent être de simples culs-de-sacs.
Thomas lui dit: "Seigneur, nous ne savons pas où tu vas. Comment saurions-nous le chemin?"
Où est-il le chemin sûr, le chemin qui mène quelque part, le chemin qui ne trompe pas, le chemin de l'épanouissement d'une vie ?
Jésus lui dit:Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie.
Nul ne vient au Père que par moi.
Si vous me connaissez, vous connaîtrez aussi mon Père;
dès à présent vous le connaissez et vous l'avez vu.
Seigneur, ma vie je la remets entre tes mains. Tu sais ce dont j'ai besoin, tu connais mes attentes, mes désirs, mes angoisses, ma complexité aussi. Révèle-toi toi-même comme le chemin, la vérité et la vie pour moi.
(Jn 14, 1-7)
Un avant-goût de Fête-Dieu
Les évangiles de cette semaine ont un petit goût de Fête-Dieu. Jésus se présente à nous comme le Pain Vivant descendu du Ciel. Il se présente à nous comme celui qui se donne lui-même en nourriture, qui apaise notre faim, notre désir.
Il est cette nourriture que l'on prend pour la route, pour avancer sur le chemin. Il est cette nourriture pour rendre des forces et pour faire face aux obstacles et les surmonter. Il est le pain offert qui nous transforme de l'intérieur. Ce pain que non seulement nous assimilons, mais qui nous assimile à lui. Dieu-avec-nous devient Dieu-en-nous comme principe de Vie.
Sur la route d'Emmaüs

Je n'ai rien d'autre à vous offrir
Drôle de coeur, Seigneur, que celui de l'homme. Un coeur changeant qui un jour vous promet fidélité et le lendemain n'a qu'une hâte, se séparer de vous ; un coeur qui aujourd'hui vous accueille en chantant, et demain vous fera sortir de cette demeure en vociférant ; un coeur qui aujourd'hui vous reçoit comme principe de vie et demain vous mettra à mort ; un coeur qui aujourd'hui vous promet de vous suivre jusqu'à la mort, et qui demain vous laissera seul ; un coeur qui aujourd'hui s'émerveille devant vos paroles et vos gestes de bonté, et qui demain voudra vous faire taire et vous faire arrêter comme un malfaiteur ; un coeur qui aujourd'hui vous reconnaît pour le Messie et demain vous dira blasphémateur.
Seigneur, aujourd'hui je n'ai rien d'autre à vous offrir... qu'un coeur changeant.

Sois ma vision
Sois ma vision, Seigneur de mon coeur,
Tous le reste n'est rien pour moi, sans ton existence.
Tu es l'unique objet de mes pensées, le jour et la nuit ;
Que je veille ou que je dorme, ta présence est ma lumière.
Sois ma sagesse, toi qui es ma Parole véritable,
Que je sois toujours avec toi, et toi avec moi, Seigneur,
Ô mon Père tout-puissant, que je sois ton fils bien-aimé.
Sois dans ma demeure, et moi dans la tienne.
Sois mon bouclier, l'épée pour la bataille.
Sois ma dignité, sois mes délices.
Sois l'abri de mon âme, sois ma tour de garde.
Elève-moi vers le ciel, Puissance à la source de ma puissance.
Je n'ai pas besoin de richesses, ni des louanges vaines des hommes.
Sois mon héritage, maintenant et pour toujours.
Toi et toi seul, premier dans mon coeur.
Roi puissant du Ciel, tu es mon trésor.
Coeur de mon coeur, quoi qu'il se passe,
Sois toujours ma vision, ô Maître de tout.
Sois ma vision, ô Seigneur de mon coeur,
Tout le reste n'est rien pour moi, sans ton existence.
Ancienne hymne gaélique.
Empare-toi de nos coeurs !
Seigneur Jésus, notre Sauveur,
nos coeurs sont froids ; Seigneur, réchauffe-les par ton amour dévoué.
Nos coeurs sont pécheurs ; Seigneur, purifie-les par ton Sang précieux.
Nos coeurs sont faibles ; Seigneur, affermis-les par ton esprit de joie.
Nos coeurs sont vides ; Seigneur, remplis-les de ta Présence divine.
Seigneur Jésus, nos coeurs sont à toi ; empare-toi d'eux pour toujours, qu'ils soient tout entiers à toi.
Amen.
Saint Augustin, évêque d'Hippone.
Ami, Père et Epoux
Demain, l'antienne de la Messe dira : "Rappelle-toi, Seigneur, tes tendresses, l'amitié, que tu nous a montrées depuis toujours. Que jamais le mal n'ai raison de nous ; délivre-nous de toutes nos angoisses". Dans le métro, m'est venue la méditation suivante :
Seigneur, tu es l'ami véritable. Non pas au sens où nos autres amitiés n'auraient plus de valeur. Mais parce que tu es l'ami véritable, tu leur donnes tout leur sens. Conduis-moi au désert, toi l'ami plein de tendresse ! Que notre intimité grandisse.
Ainsi en est-il aussi quand tu te dis Père. Tu ne rabaisses pas la paternité humaine. Tu donnes à toute paternité sa force. Conduis-moi au désert, Père plein de tendresse ! Montre-moi quel prix j'ai à tes yeux.
Ainsi en est-il quand tu te présentes comme l'Epoux. Tu ne réduis pas la valeur du mariage, tu le bénis. Conduis-moi au désert, Epoux plein de tendresse ! Je me laisserai séduire.
Didyme, 12 février 2008.
Donne-moi la joie de celui dont les pas sont nouveaux
Donne-moi, Seigneur, aujourd'hui de nouveaux cieux et une nouvelle terre.
Donne-moi l'émerveillement de l'enfant qui ouvre son premier regard sur le monde, la joie de l'enfant qui découvre ta splendeur en chaque chose ; en chaque être rencontré, un reflet de ta gloire.
Donne-moi la joie de celui dont les pas sont nouveaux.
Donne-moi le bonheur de celui dont la vie est chaque jour neuve et innocente et espérante, chaque jour pardonnée.
Donne-moi de reconnaître toutes choses en Christ, arbres et champs, demeures et travaux, bêtes et gens, d'être reconnaissant, ô mon Dieu !
Michel Bouttier.
Prière de celui qui désespère de son frère
Seigneur je vous aime trop que pour vous laisser dans l'illusion à propos de mon frère.
Sans doute êtes-vous un peu trop loin, à moins que ce ne soit l'abondance de votre travail qui vous empêche d'y voir bien clair, mais moi qui vis au jour le jour à ses côtés, moi qui supporte ses mimiques et son odeur, moi qui connais son comportement, moi qui sais combien il évolue peu, j'aimerais vous mettre en garde : ne mettez pas votre espérance en lui.
Car en lui la grâce n'a pas de prise et je ne comprends pas que vous gaspillez ainsi votre don précieux. A quoi bon lui donner votre grâce, il n'en profitera pas, comme une plante qu'on arrose pour rien parce qu'elle se flétrit et ne prétend pas étendre ses feuillages.
Ne voyez-vous pas toute son imperfection ! D'ailleurs que fait-il à mes côtés ou parmi mes proches ?
A quoi bon patienter à son propos, à quoi bon prendre mon mal en patience, à quoi bon espérer encore ? A quoi bon me dépenser encore pour lui ?
Seigneur, vous que l'homme déçoit si souvent, sans doute bien autant qu'il me déçoit et peut-être bien plus encore, comment pouvez-vous avoir toujours confiance en lui ? Comment pouvez-vous croire, non seulement au travail de votre grâce, mais aussi mettre votre foi dans les capacités de l'homme à changer, à s'épanouir, à rebondir, à grandir ?
Seigneur, comment faites-vous ?
Les rois mages
Qu'est-ce qui a mis ces mages en chemin ? Suivre une étoile... Oserions-nous en faire autant ? N'est-ce pas mettre son espérance en bien peu de chose ? Pourtant, dans la nuit brillait cette étoile et ils ont fait le choix de la suivre, de mettre leur espérance en elle, certains qu'elle les conduirait vers Celui qui répondrait à leurs désirs. Ils n'ont pas été déçus d'avoir mis leur espérance en cette étoile. Ils ont misé sur un promesse et Dieu a accompli sa promesse.
Il était trois grands rois jadis
Qu'une étoile du Paradis
Un soir mena jusqu'au lieudit
Où le Seigneur était petit.
Ils partirent pour voir l'Enfant,
Montés sur leurs trois éléphants.
Un nègre en pantalons bouffants
Jouait de la flûte devant.
Derrière allaient deux nains jumeaux
En balançant de grands plumeaux...
Ils traversèrent les hameaux,
Suivis de trente-trois chameaux.
Ils passèrent de bourg en bourg,
précédés de quatre tambours,
S'interrogeant aux carrefours
De peur de marcher à rebours.
Mais à l'Etable droit conduits,
Ils arrivèrent à minuit
Non sans faire quelque grand bruit...
Saint Joseph entrebâilla l'huis.
Ceints de pourpre qui resplendit,
Ils entrèrent. La Vierge dit :
"Prenez garde, Sires hardis,
De faire peur à mon petit".
Mais les trois Rois, très bas, très doux,
Baissant le front, ployant le cou,
Se prosternèrent tout d'un coup
Disant : "Ayez pitié de nous".
Et dans leurs trésors ayant pris,
Ils offrirent à Jésus-Christ
L'or, l'encens, le myrrhe prescrits
Plus un don qui n'est pas écrit :
La galette dorée au lait
Où leurs Reines dans leurs palais
Ont pétri farine, oeufs, sel et
La fève sans dire où elle est.
Lors tout riant le petit Dieu
De les voir si beaux, si pieux,
Leur fourra son doigt dans les yeux
Et tira la barbe au plus vieux.
Et le vieux Roi barbu savant,
Et grave, et triste bien souvent
D'avoir souffert à tous les vents
Aussitôt redevint enfant.
Et quoique ayant eu des malheurs
Après - tous les Rois ont les leurs -
Ce sire, malgré maux et pleurs,
Mourut à cent ans l'âme en fleur.
Veuille, ô Jésus, nous qu'ont raidis
Le temps passé, les ans partis,
Comme lui nous garder petits
Jusqu'aux portes du Paradis.
Amen !
Marie Noël.




















