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Démission

Eglise Mai 29. 2008 à 21:00
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Le 4 juin prochain, le Cardinal Danneels fêtera ses 75 ans. A cette occasion il présentera sa démission au Pape comme le prévoit le Droit Canon. Dans une interview donnée aux journalistes, voici comment l'archevêque de Malines-Bruxelles revient sur son itinéraire :

Je n'ai rien planifié. Tout s'est présenté à moi. Ma vocation n'était pas un choix. Je suis né comme ça. Lorsque je suis allé au séminaire, je ne suis pas allé à Bruges comme je le voulais, mais j'ai été envoyé à Louvain. Je n'ai pas choisi de devenir le directeur spirituel du séminaire, et ce n'était pas mon choix non plus d'aller à Malines-Bruxelles. Je n'ai pas demandé à devenir pape non plus. C'est la seule chose que l'on ne m'a pas obligé à faire.

 

Lorsque le Créateur devient grain de blé

Eglise Mai 27. 2008 à 06:00
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Le Créateur, Seigneur de toute chose, s'est fait grain de blé semé sur terre, dans le sillon de l'histoire humaine. Il s'est fait pain pour être rompu, partagé et mangé. Pour nous donner la vie, sa vie divine, il s'est fait notre nourriture.

L'Eucharistie est une école de charité et de solidarité. Qui se nourrit du Pain christique ne peut rester indifférent à qui manque du pain quotidien. Trop de parents réussissent à peine à en trouver pour leurs enfants et pour eux-mêmes. La communauté internationale a de plus en plus de mal à faire face à ce grave problème. Non seulement l'Eglise prie pour recevoir le pain de chaque jour, mais à l'exemple du Seigneur elle s'emploie par tous les moyens à multiplier pains et poissons par le biais d'initiatives de promotion sociale et caritative, afin que personne ne manque du nécessaire pour vivre.

Benoît XVI, Rome, 25 mai 2008.

 

Dieu a tout créé pour la vie

Eglise Mai 20. 2008 à 21:24
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Dieu est un en ce qu'il est tout et tout amour; mais puisqu'il est amour, il est ouverture, accueil, dialogue. Et dans sa relation avec nous, hommes pécheurs, il est miséricordieux, compassion, grâce, pardon. Dieu a tout créé pour l'existence et sa volonté est toujours et seulement la vie.

Benoît XVI, Savone 17 mai 2008.

Reconnaissance au Laus

Eglise Mai 7. 2008 à 20:04
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Dimanche dernier, Monseigneur Di Falco, évêque de Gap et Embrun, a rendu publique le décret de reconnaissance des apparitions de la Vierge Marie à Benoîte Rencurel au hameau du Laus.

La première apparition eu lieu en mai 1664, lorsque Marie est apparue à une bergère âgée de 17 ans. Et les apparitions ont duré pendant 54 ans. La particularité des apparitions du Laus, c'est qu'il n'y avait pas d'extase. L'apparition venait dans la vie quotidienne. Benoîte ne saura jamais ni lire ni écrire, et pourtant, on viendra de loin pour chercher auprès d'elle un conseil. On raconte aussi qu'elle savait lire dans les coeurs.

J'ai aimé cet endroit pour sa simplicité. J'ai eu la joie de m'y rendre dans les années 90. Je me souviens avoir ramené un peu de l'huile du sanctuaire.

 

Être un rocher, malgré les faiblesses

Eglise Avril 21. 2008 à 18:48
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Je tenterai de faire tout mon possible pour être digne du grand Apôtre, un homme qui malgré ses défauts et ses péchés continue d'être le Rocher de l'Eglise. Malgré mes limites, puis-je être à mon tour successeur de Pierre par la grâce de Dieu. Il est certain que la prière et l'affection des autres me donnent la certitude de ce que le Seigneur m'aidera à remplir mon ministère.

Benoît XVI, New York, 19 avril 2008, au troisième anniversaire de son élection au ministère pétrinien.

 

Projet de pèlerinage

Eglise Avril 19. 2008 à 09:01
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C'est un des projets de cette année : retourner en pèlerinage à Rome. Certains séjours à Rome m'ont laissé des souvenirs indélébiles. Le premier, en voyage de fin d'études, m'a offert une première découverte. Le second voyage je l'ai accomplit comme membre d'une communauté nouvelle. Le Pape avait demandé que nous nous rendions à Rome comme les évêques, en "visite ad limina", pour rencontrer les divers dicastères (ministères du Pape) et pour affirmer notre affection filiale au successeur de Pierre. Je me souviens ainsi de la visite du Cardinal Gantin à notre lieu de logement et de sa simplicité. Et puis les jardins de Monseigneur Tomko au dicastère pour l'Evangélisation des Peuples qui offraient une magnifique vue sur le Vatican et la Place Saint-Pierre. C'est aussi durant ce séjour que nous sommes descendus dans les fouilles de Saint-Pierre pour aller au plus près de la tombe de Pierre.

Il y eut le séjour en 1998 lorsque le Pape avait invité les mouvements ecclésiaux et communautés nouvelles pour la Pentecôte. Et puis les séjours pour le Jubilé de l'an 2000 : pour la Journée Mondiale de la Jeunesse en août, mais aussi en novembre pour le jubilé de l'apostolat des Laïcs et le lancement des Congrès d'Evangélisation des Métropoles (dont Vienne, Paris, Lisbonne, Bruxelles et Budapest ont bénéficié). Enfin, le dernier séjour je l'ai effectué avec un ami vietnamien.

Mais voilà tout cela c'était du temps de Jean-Paul II. Depuis que Jean-Paul II s'en est allé et que nous avons un nouveau Pape en la personne de Benoît XVI, je n'ai pas encore pris la peine de retourner à Rome.

J'y retournerai donc en pèlerin, sur les tombeaux de Pierre et Paul dont je partage la foi. J'y retournerai aussi comme fils de l'Eglise et chrétien de la génération Jean-Paul II. J'irai prier sur la tombe de ce Pape que j'ai aimé, de ce Pape dont les paroles et les actes m'ont touché.

J'y retournerai comme fils de l'Eglise et chrétien sous un nouveau pontificat, différent, avec des choses que j'aime moins que d'autres. J'irai à Rome pour marquer mon affection filiale néanmoins vis-à-vis de Benoît XVI. Car après tout, ce n'est pas parce qu'on n'est pas d'accord sur tout avec quelqu'un qu'on ne peut pas l'aimer, l'écouter, servir avec lui. J'irai aussi parce que je n'attends pas du Pape d'être un surhomme ou le Verbe Incarné, mais le porteur d'une Parole, même si c'est de manière toujours imparfaite, dans un vase d'argile. Il est comme moi : c'est mon frère !

Cours de morale

Eglise Avril 7. 2008 à 17:56
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Les non prononcés par l'Eglise dans ses indications morales et sur lesquels s'arrête parfois uniquement l'attention de l'opinion publique, sont en réalité de grands oui à la dignité de la personne humaine, à sa vie et à sa capacité d'aimer.

Benoît XVI,  allocution aux participants au Congrès International "L'onguent sur les blessures", 5 avril 2008.

Témoin de la Miséricorde

Eglise Mars 31. 2008 à 18:09
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Durant l'Angelus de ce dimanche, le Pape Benoît XVI est notamment revenu sur le pontificat de son prédécesseur :

La miséricorde est en réalité le noyau central du message évangélique... Cet amour de miséricorde éclaire aussi le visage de l'Eglise et se manifeste par les sacrements, en particulier celui de la réconciliation, ainsi que par des oeuvres de charité, communautaires et individuelles... C'est de la miséricorde divine qui pacifie les cœurs, -a-t-il dit- que surgit la paix authentique dans le monde, la paix entre les peuples, les cultures et les religions différentes... Comme sœur Faustine, Jean-Paul II s'est fait, à son tour, apôtre de la divine miséricorde. Le soir de l'inoubliable samedi 2 avril 2005, quand ses yeux se sont fermés à ce monde, c'était la veille du deuxième dimanche de Pâques, et nombreux sont ceux qui y ont vu une étrange coïncidence, unissant la dimension mariale (le premier samedi du mois) à celle de la divine miséricorde.

Le long et multiforme pontificat de Jean-Paul II trouve ici son noyau central. Toute sa mission au service de la vérité sur Dieu et sur l'homme et de la paix dans le monde se résume dans cette annonce qu'il avait faite lui-même à Cracovie-Lagiewniki en 2002, lors de l'inauguration du grand sanctuaire de la divine miséricorde: "En dehors de la miséricorde de Dieu, il n'y a aucune autre source d'espérance pour les êtres humains". Son message -a encore dit le Saint-Père- comme celui de sainte Faustine, ramène au visage du Christ, révélation suprême de la miséricorde de Dieu. Contempler constamment ce visage: voici l'héritage qu'il nous a laissé, et que nous accueillons avec joie en le faisant nôtre.

Le Pape a annoncé que la semaine prochaine aura lieu à Rome, le premier congrès apostolique mondial de la divine miséricorde, qu'il inaugurera par une messe place St.Pierre, mercredi matin 2 avril, à l'occasion du troisième anniversaire de la mort de Jean-Paul II. "Nous plaçons ce congrès -a-t-il ajouté- sous la protection céleste de Marie, Mater Misericordiæ. Nous lui confions la grande cause de la paix dans le monde, parce que la miséricorde de Dieu accomplit ce qui est impossible aux seules forces humaines, et donne dans les cœurs, le courage du dialogue et de la réconciliation".

(Source : VIS)

La réponse aux inquiétudes de notre coeur

Eglise Février 29. 2008 à 16:23
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Dieu est amour et le rencontrer est la seule réponse aux inquiétudes du coeur.

Benoît XVI, Audience du mercredi 27 février 2008, sur saint Augustin.

 

Sauvés dans l'Espérance

Eglise Novembre 30. 2007 à 17:52
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Ce 30 novembre, peu de temps avant le commencement du beau temps de l'Avent, Sa Sainteté le Pape Benoît XVI a publié la seconde encyclique de son pontificat. Elle porte sur l'Espérance avec comme titre latin : Spe Salvi facti sumus (Sauvés dans l'Espérance). En voici un extrait, celui où le Pape articule souffrance et Espérance :

Agir et souffrir comme lieux d'apprentissage de l'espérance

35. Tout agir sérieux et droit de l'homme est espérance en acte. Il l'est avant tout dans le sens où nous cherchons, de ce fait, à poursuivre nos espérances, les plus petites ou les plus grandes: régler telle ou telle tâche qui pour la suite du chemin de notre vie est importante; par notre engagement, apporter notre contribution afin que le monde devienne un peu plus lumineux et un peu plus humain, et qu'ainsi les portes s'ouvrent sur l'avenir. Mais l'engagement quotidien pour la continuation de notre vie et pour l'avenir de l'ensemble nous épuise ou se change en fanatisme si nous ne sommes pas éclairés par la lumière d'une espérance plus grande, qui ne peut être détruite ni par des échecs dans les petites choses ni par l'effondrement dans des affaires de portée historique. Si nous ne pouvons espérer plus que ce qui est effectivement accessible d'une fois sur l'autre ni plus que ce qu'on peut espérer des autorités politiques et économiques, notre vie se réduit bien vite à être privée d'espérance. Il est important de savoir ceci: je peux toujours encore espérer, même si apparemment pour ma vie ou pour le moment historique que je suis en train de vivre, je n'ai plus rien à espérer. Seule la grande espérance-certitude que, malgré tous les échecs, ma vie personnelle et l'histoire dans son ensemble sont gardées dans le pouvoir indestructible de l'Amour et qui, grâce à lui, ont pour lui un sens et une importance, seule une telle espérance peut dans ce cas donner encore le courage d'agir et de poursuivre. Assurément, nous ne pouvons pas « construire » le règne de Dieu de nos propres forces – ce que nous construisons demeure toujours le règne de l'homme avec toutes les limites qui sont propres à la nature humaine. Le règne de Dieu est un don, et justement pour cela il est grand et beau, et il constitue la réponse à l'espérance. Et nous ne pouvons pas – pour utiliser la terminologie classique – « mériter » le ciel grâce à « nos propres œuvres ». Il est toujours plus que ce que nous méritons; il en va de même pour le fait d'être aimé qui n'est jamais une chose « méritée », mais toujours un don. Cependant, avec toute notre conscience de la « plus-value » du « ciel », il n'en reste pas moins toujours vrai que notre agir n'est pas indifférent devant Dieu et qu'il n'est donc pas non plus indifférent pour le déroulement de l'histoire. Nous pouvons nous ouvrir nous-mêmes, ainsi que le monde, à l'entrée de Dieu: de la vérité, de l'amour, du bien. C'est ce qu'ont fait les saints, qui, comme « collaborateurs de Dieu », ont contribué au salut du monde (cf. 1 Co 3, 9; 1 Th 3, 2). Nous pouvons libérer notre vie et le monde des empoisonnements et des pollutions qui pourraient détruire le présent et l'avenir. Nous pouvons découvrir et tenir propres les sources de la création et ainsi, avec la création qui nous précède comme don, faire ce qui est juste selon ses exigences intrinsèques et sa finalité. Cela garde aussi un sens si, à ce qu'il semble, nous ne réussissons pas ou nous paraissons désarmés face à la puissance de forces hostiles. Ainsi, d'un côté, une espérance pour nous et pour les autres jaillit de notre agir; de l'autre, cependant, c'est la grande espérance appuyée sur les promesses de Dieu qui, dans les bons moments comme dans les mauvais, nous donne courage et oriente notre agir.

36. Comme l'agir, la souffrance fait aussi partie de l'existence humaine. Elle découle, d'une part, de notre finitude et, de l'autre, de la somme de fautes qui, au cours de l'histoire, s'est accumulée et qui encore aujourd'hui grandit sans cesse. Il faut certainement faire tout ce qui est possible pour atténuer la souffrance: empêcher, dans la mesure où cela est possible, la souffrance des innocents; calmer les douleurs; aider à surmonter les souffrances psychiques. Autant de devoirs aussi bien de la justice que de l'amour qui rentrent dans les exigences fondamentales de l'existence chrétienne et de toute vie vraiment humaine. Dans la lutte contre la douleur physique, on a réussi à faire de grands progrès; la souffrance des innocents et aussi les souffrances psychiques ont plutôt augmenté au cours des dernières décennies. Oui, nous devons tout faire pour surmonter la souffrance, mais l'éliminer complètement du monde n'est pas dans nos possibilités – simplement parce que nous ne pouvons pas nous extraire de notre finitude et parce qu'aucun de nous n'est en mesure d'éliminer le pouvoir du mal, de la faute, qui – nous le voyons – est continuellement source de souffrance. Dieu seul pourrait le réaliser: seul un Dieu qui entre personnellement dans l'histoire en se faisant homme et qui y souffre. Nous savons que ce Dieu existe et donc que ce pouvoir qui « enlève le péché du monde » (Jn 1, 29) est présent dans le monde. Par la foi dans l'existence de ce pouvoir, l'espérance de la guérison du monde est apparue dans l'histoire. Mais il s'agit précisément d'espérance et non encore d'accomplissement; espérance qui nous donne le courage de nous mettre du côté du bien même là où cela semble sans espérance, avec la certitude que, faisant partie du déroulement de l'histoire comme cela apparaît extérieurement, le pouvoir de la faute demeure aussi dans l'avenir une présence terrible.

37. Revenons à notre thème. Nous pouvons chercher à limiter la souffrance, à lutter contre elle, mais nous ne pouvons pas l'éliminer. Justement là où les hommes, dans une tentative d'éviter toute souffrance, cherchent à se soustraire à tout ce qui pourrait signifier souffrance, là où ils veulent s'épargner la peine et la douleur de la vérité, de l'amour, du bien, ils s'enfoncent dans une existence vide, dans laquelle peut-être n'existe pratiquement plus de souffrance, mais où il y a d'autant plus l'obscure sensation du manque de sens et de la solitude. Ce n'est pas le fait d'esquiver la souffrance, de fuir devant la douleur, qui guérit l'homme, mais la capacité d'accepter les tribulations et de mûrir par elles, d'y trouver un sens par l'union au Christ, qui a souffert avec un amour infini. Dans ce contexte, je voudrais citer quelques phrases d'une lettre du martyr vietnamien Paul Le-Bao-Tinh (mort en 1857), dans lesquelles devient évidente cette transformation de la souffrance par la force de l'espérance qui provient de la foi. « Moi, Paul, lié de chaînes pour le Christ, je veux vous raconter les tribulations dans lesquelles je suis chaque jour enseveli, afin qu'embrasés de l'amour divin, vous bénissiez avec moi le Seigneur, parce que dans tous les siècles est sa miséricorde (cf. Ps 135 [136], 3). Cette prison est vraiment une vive figure de l'enfer éternel. Aux liens, aux cangues et aux entraves viennent s'ajouter des colères, des vengeances, des malédictions, des conversations impures, des rixes, des actes mauvais, des serments injustes, des médisances, auxquels se joignent aussi l'ennui et la tristesse. Mais celui qui a déjà délivré les trois enfants des flammes ardentes est aussi demeuré avec moi; il m'a délivré de ces maux et il me les convertit en douceur, parce que dans tous les siècles est sa miséricorde. Par la grâce de Dieu, au milieu de ces supplices qui ont coutume d'attrister les autres, je suis rempli de gaieté et de joie, parce que je ne suis pas seul, mais le Christ est avec moi [...]. Comment puis-je vivre, voyant chaque jour les tyrans et leurs satellites infidèles blasphémer ton saint nom, toi, Seigneur, qui es assis au milieu des Chérubins (cf. Ps 79 [80], 2) et des Séraphins ? Vois ta croix foulée aux pieds des mécréants. Où est ta gloire? À cette vue, enflammé de ton amour, j'aime mieux mourir et que mes membres soient coupés en morceaux en témoignage de mon amour pour toi, Seigneur. Montre ta puissance, délivre-moi et aide-moi, afin que, dans ma faiblesse, ta force se fasse sentir et soit glorifiée devant le monde [...]. En entendant ces choses, vous rendrez, remplis de joie, d'immortelles actions de grâces à Dieu, auteur de tous les dons, et vous le bénirez avec moi, parce que dans tous les siècles est sa miséricorde [...]. Je vous écris ces choses pour que nous unissions votre foi et la mienne: au milieu de ces tempêtes, je jette une ancre qui va jusqu'au trône de Dieu; c'est l'espérance qui vit toujours en mon cœur ».[28] C'est une lettre de l'enfer. S'y manifeste toute l'horreur d'un camp de concentration, dans lequel, aux tourments de la part des tyrans, s'ajoute le déchaînement du mal dans les victimes elles-mêmes qui, de cette façon, deviennent ensuite des instruments de la cruauté des bourreaux. C'est une lettre de l'enfer, mais en elle se réalise la parole du psaume: « Je gravis les cieux: tu es là; je descends chez les morts: te voici... J'avais dit: “Les ténèbres m'écrasent...”, “...même les ténèbres pour toi ne sont pas ténèbres, et la nuit comme le jour est lumière” » (138 [139], 8-12, voir aussi Ps 22 [23], 4). Le Christ est descendu en « enfer » et ainsi il est proche de celui qui y est jeté, transformant pour lui les ténèbres en lumière. La souffrance, les tourments restent terribles et quasi insupportables. Cependant l'étoile de l'espérance s'est levée – l'ancre du cœur arrive au trône de Dieu. Le mal n'est pas déchaîné dans l'homme, mais la lumière vainc: la souffrance – sans cesser d'être souffrance – devient malgré tout chant de louange.

38. La mesure de l'humanité se détermine essentiellement dans son rapport à la souffrance et à celui qui souffre. Cela vaut pour chacun comme pour la société. Une société qui ne réussit pas à accepter les souffrants et qui n'est pas capable de contribuer, par la compassion, à faire en sorte que la souffrance soit partagée et portée aussi intérieurement est une société cruelle et inhumaine. Cependant, la société ne peut accepter les souffrants et les soutenir dans leur souffrance, si chacun n'est pas lui-même capable de cela et, d'autre part, chacun ne peut accepter la souffrance de l'autre si lui-même personnellement ne réussit pas à trouver un sens à la souffrance, un chemin de purification et de maturation, un chemin d'espérance. Accepter l'autre qui souffre signifie, en effet, assumer en quelque manière sa souffrance, de façon qu'elle devienne aussi la mienne. Mais parce que maintenant elle est devenue souffrance partagée, dans laquelle il y a la présence d'un autre, cette souffrance est pénétrée par la lumière de l'amour. La parole latine con-solatio, consolation, l'exprime de manière très belle, suggérant un être-avec dans la solitude, qui alors n'est plus solitude. Ou encore la capacité d'accepter la souffrance par amour du bien, de la vérité et de la justice est constitutive de la mesure de l'humanité, parce que si, en définitive, mon bien-être, mon intégrité sont plus importants que la vérité et la justice, alors la domination du plus fort l'emporte; alors règnent la violence et le mensonge. La vérité et la justice doivent être au-dessus de mon confort et de mon intégrité physique, autrement ma vie elle-même devient mensonge. Et enfin, le « oui » à l'amour est aussi source de souffrance, parce que l'amour exige toujours de sortir de mon moi, où je me laisse émonder et blesser. L'amour ne peut nullement exister sans ce renoncement qui m'est aussi douloureux à moi-même, autrement il devient pur égoïsme et, de ce fait, il s'annule lui-même comme tel.

39. Souffrir avec l'autre, pour les autres; souffrir par amour de la vérité et de la justice; souffrir à cause de l'amour et pour devenir une personne qui aime vraiment – ce sont des éléments fondamentaux d'humanité; leur abandon détruirait l'homme lui-même. Mais encore une fois surgit la question: en sommes-nous capables? L'autre est-il suffisamment important pour que je devienne pour lui une personne qui souffre? La vérité est-elle pour moi si importante pour payer la souffrance? La promesse de l'amour est-elle si grande pour justifier le don de moi-même? À la foi chrétienne, dans l'histoire de l'humanité, revient justement ce mérite d'avoir suscité dans l'homme d'une manière nouvelle et à une profondeur nouvelle la capacité de souffrir de la sorte, qui est décisive pour son humanité. La foi chrétienne nous a montré que vérité, justice, amour ne sont pas simplement des idéaux, mais des réalités de très grande densité. Elle nous a montré en effet que Dieu – la Vérité et l'Amour en personne – a voulu souffrir pour nous et avec nous. Bernard de Clairvaux a forgé l'expression merveilleuse: Impassibilis est Deus, sed non incompassibilis,[29] Dieu ne peut pas souffrir, mais il peut compatir. L'homme a pour Dieu une valeur si grande que Lui-même s'est fait homme pour pouvoir compatir avec l'homme de manière très réelle, dans la chair et le sang, comme cela nous est montré dans le récit de la Passion de Jésus. De là, dans toute souffrance humaine est entré quelqu'un qui partage la souffrance et la patience; de là se répand dans toute souffrance la con-solatio; la consolation de l'amour participe de Dieu et ainsi surgit l'étoile de l'espérance. Certainement, dans nos multiples souffrances et épreuves nous avons toujours besoin aussi de nos petites ou de nos grandes espérances – d'une visite bienveillante, de la guérison des blessures internes et externes, de la solution positive d'une crise, et ainsi de suite. Dans les petites épreuves, ces formes d'espérance peuvent aussi être suffisantes. Mais dans les épreuves vraiment lourdes, où je dois faire mienne la décision définitive de placer la vérité avant le bien-être, la carrière, la possession, la certitude de la véritable, de la grande espérance, dont nous avons parlé, devient nécessaire. Pour cela nous avons aussi besoin de témoins, de martyrs, qui se sont totalement donnés, pour qu'ils puissent nous le montrer – jour après jour. Nous en avons besoin pour préférer, même dans les petits choix de la vie quotidienne, le bien à la commodité – sachant que c'est justement ainsi que nous vivons vraiment notre vie. Disons-le encore une fois: la capacité de souffrir par amour de la vérité est la mesure de l'humanité; cependant, cette capacité de souffrir dépend du genre et de la mesure de l'espérance que nous portons en nous et sur laquelle nous construisons. Les saints ont pu parcourir le grand chemin de l'être-homme à la façon dont le Christ l'a parcouru avant nous, parce qu'ils étaient remplis de la grande espérance.

40. Je voudrais encore ajouter une petite annotation qui n'est pas du tout insignifiante pour les événements de chaque jour. La pensée de pouvoir « offrir » les petites peines du quotidien, qui nous touchent toujours de nouveau comme des piqûres plus ou moins désagréables, leur attribuant ainsi un sens, était une forme de dévotion, peut-être moins pratiquée aujourd'hui, mais encore très répandue il n'y a pas si longtemps. Dans cette dévotion, il y avait certainement des choses exagérées et peut-être aussi malsaines, mais il faut se demander si quelque chose d'essentiel qui pourrait être une aide n'y était pas contenu de quelque manière. Que veut dire « offrir » ? Ces personnes étaient convaincues de pouvoir insérer dans la grande compassion du Christ leurs petites peines, qui entraient ainsi d'une certaine façon dans le trésor de compassion dont le genre humain a besoin. De cette manière aussi les petits ennuis du quotidien pourraient acquérir un sens et contribuer à l'économie du bien, de l'amour entre les hommes. Peut-être devrions-nous nous demander vraiment si une telle chose ne pourrait pas redevenir une perspective judicieuse pour nous aussi.

Benoît XVI.

Un cas isolé

Eglise Octobre 17. 2007 à 18:00
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Le Saint-Siège a suspendu un prélat pour avoir affirmé publiquement son homosexualité. L'homme était en charge de l'un des bureaux de la Congrégation pour le clergé. La nouvelle publiée par le quotidien italien La Repubblica a été confirmée par le père Federico Lombardi, directeur du Bureau de presse du Saint-Siège.

L'affaire remonte au 1er octobre 2007, la chaîne de télévision italienne La7 avait diffusé un documentaire sur l'homosexualité auquel le prélat avait pris part. Interrogé, le visage rendu flou et la voix maquillée, dans son bureau du dicastère, il avait reconnu son "homosexualité active". Tout en estimant "ne pas se sentir en état de péché", mais de devoir agir "caché" à cause de la doctrine de l'Eglise. Le chef de bureau du 'ministère' romain en charge des prêtres dans le monde, bien connu, a vite été démasqué. Il s'agirait d'un responsable de la catéchèse au sein de la Congrégation pour le clergé, célébrant la messe matinale sur la chaîne de télévision catholique Telepace, animateur d'un site Internet à son nom, entré au service du Saint-Siège en 1980. Ce prélat était aussi grand aumônier de l'ordre souverain et militaire de Malte et commandeur de l'Ordre des chevaliers du Saint-Sépulcre de Jérusalem.

Après la diffusion du documentaire, le Vatican est donc immédiatement intervenu, l'a suspendu de ses fonctions et a ouvert une enquête. "Je ne peux pas démentir ce fait", a ainsi déclaré le père Lombardi aux journalistes du Bureau de presse du Vatican. "Ses supérieurs sont en train de traiter sur la question avec la réserve nécessaire et avec le respect dû à la personne, même si cette personne s'est trompée", a poursuivi le directeur du Bureau de presse du Vatican.

"Les autorités du Vatican, a-t-il poursuivi, doivent intervenir avec décision et avec la sévérité requise par un comportement incompatible avec le ministère sacerdotal et avec la mission du Saint-Siège", a expliqué le père Lombardi, en indiquant qu'il ne savait pas encore quand d'autres mesures seraient prises contre le prélat.

Le site internet italien d'information religieuse Petrus, auquel collaborait le prélat, a publié une lettre où ce dernier affirme ne pas être homosexuel et avoir agi ainsi pour "démasquer" ceux qui le sont. "J'ai déclaré être homosexuel pour démasquer ceux qui le sont réellement", a-t-il avancé. Il écrit avoir simulé son homosexualité pour tenter de "racheter les victimes" du péché et aider l'Eglise, victime d'une campagne sur l'homosexualité de ses prêtres.

Le cardinal Julian Herranz, président de la commission de discipline du Vatican saisie du cas d'un prélat ayant révélé son homosexualité, parle d'un «cas isolé» et assure que le Saint-Siège est «le premier intéressé à faire le ménage en son sein», dans un entretien publié lundi par La Repubblica.

La moralité au Vatican «est très bonne, malgré le bruit fait autour de cas isolés», ajoute le cardinal Herranz.

La découverte de cas où ces règles sont violées provoque «assurément de la tristesse, mais nous sommes conscients qu'il s'agit de cas exceptionnels, j'oserais dire unique» déclare-t-il encore.

«Il ne faut pas oublier que le Saint-Siège est le premier intéressé à faire le ménage en son sein», mais toujours dans le respect des procédures en vigueur dans l'Eglise, a souligné le cardinal. Il a souhaité que «les autorités compétentes» puissent travailler «sereinement, loin de la clameur des médias, car les procès ne doivent pas se faire dans les journaux».

Un chef de service de la congrégation pour le clergé avait été filmé dans son bureau en caméra cachée au moment où il se déclarait «homosexuel actif» et faisait des avances à un jeune homme.

Défilé de mode papal

Eglise Septembre 10. 2007 à 20:26
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Bon goût ?
Mauvais goût ?

Mère Teresa doutait

Eglise Août 26. 2007 à 10:23
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Mère Teresa a souffert dans sa foi tout au long de sa vie et même douté de l'existence de Dieu. C'est ce que révèle de nouvelles lettres de la religieuse qui viennent d'être rendues publiques.

"Jésus a un amour tout particulier pour vous. Pour moi, le silence et le vide sont si importants que je regarde et ne vois pas, que j'écoute et n'entends pas", a-t-elle écrit en 1979 à un confident, le pasteur Michael Van Der Peet. Les lettres --que Mère Teresa voulait voir détruites pour certaines-- paraîtront dans "Mother Teresa: Come Be My Light" (Mère Teresa: viens, sois ma lumière), un livre qui doit être publié la semaine prochaine, dix ans après sa mort, et dont le magazine américain Time publie des extraits dans sa dernière édition. Dans plus de 40 lettres rédigées au cours de 66 années, la religieuse catholique d'origine albanaise, qui s'est consacrée à l'aide aux pauvres et aux mourants dans les bidonvilles de Calcutta en Inde, écrit sur "l'obscurité", la "solitude" et la "torture" qu'elle traverse. "Où est ma foi -- tout au fond de moi, où il n'y a rien d'autre que le vide et l'obscurité -- mon Dieu -- que cette souffrance inconnue est douloureuse -- je n'ai pas la foi", a-t-elle écrit dans une lettre non datée adressée à Jésus. (VPT)

Evêque italien contre groupe de prière homosexuel

Eglise Janvier 17. 2007 à 18:37
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Monseigneur Mario Milano, évêque d'Aversa, a demandé au Père Edoardo Capuano, curé de Pascarola, de mettre fin à son programme pastoral visant à combattre la marginalisation des homosexuels. La communauté paroissiale avait exigé auprès de l'évêque que le groupe de prière La Perla, fréquenté par des homosexuels, ne puisse plus se réunir à l'intérieur de l'église.

L'Eglise et le préservatif

Eglise Novembre 22. 2006 à 06:00
Posté par Didyme dans Eglise
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  • A la demande du pape, le Conseil pontifical pour la pastorale de la santé a remis "une étude privée" sur le préservatif à la Congrégation pour la doctrine de la foi, a informé mardi le cardinal Javier Lozano Barragan, président de ce dicastère. L'étude en question contient quelque 200 pages.

Le cardinal s'exprimait à l'occasion d'une conférence de présentation de la 21e Conférence internationale, organisée au Vatican par le Conseil pour la pastorale de la santé, sur "les aspects pastoraux des soins des maladies infectieuses", du 23 au 25 novembre.

Le Conseil pour la pastorale de la santé a récemment remis "une étude privée" sur le préservatif, à la fois au niveau scientifique et moral à la Congrégation pour la doctrine de la foi. Ce dicastère examine actuellement ce document, a ainsi expliqué le cardinal mexicain à la presse vaticane.

Interrogé sur la position officielle de l'Eglise sur le préservatif, notamment dans le cadre d'un couple marié dont l'un des membres est contaminé par le sida, le cardinal Lozano Barragan a en effet déclaré "je peux vous dire que c'est certainement un point qui préoccupe beaucoup" Benoît XVI. Si bien qu'il m'a demandé d'établir "un dialogue sur le préservatif" entre mon dicastère et la Congrégation pour la doctrine de la foi.

Répondant à ce désir, "nous avons fait une étude précise sur le préservatif, tant du point de vue scientifique, que du point de vue moral", a aussi expliqué le chef de dicastère. "Nous avons remis notre étude (.) presque 200 pages, à la Doctrine de la foi".

Les membres de la Congrégation pour la doctrine de la foi, autrefois dirigée par le cardinal Ratzinger, étudient "notre dossier", a poursuivi le cardinal Lozano Barragan. Je pense que l'étude scientifique est "exhaustive". "Les données sont présentées par des scientifiques de très bonne qualité", a-t-il justifié. "Et puis sur l'aspect théologico-moral, nous avons eu des études faisant un tour de table énorme" allant de "ceux qui sont très rigoureux à ceux qui sont très compréhensifs" sur la question du préservatif, a encore précisé le cardinal.

"Il ne nous ne revient pas de donner un jugement", a encore affirmé le prélat, interrogé sur le jugement de son dicastère sur la question. "Nous disons la problématique du monde est celle-ci, la science dit ceci, les théologiens disent cela, et le philosophe ceci, et nous le transmettons au pape à travers la doctrine de la foi pour qu'il puisse penser sur le sujet et dire ce qu'il faut dire".

Mais "donner une position doctrinale sur le sujet ne nous revient pas, nous serions en-dehors de nos compétences" si nous le faisions, a alors commenté le cardinal. "Car nous ne sommes pas un dicastère doctrinal, mais un dicastère pastoral". "Il ne nous revient pas de donner la solution".

Les membres de la Congrégation pour la doctrine de la foi "doivent étudier le sujet". Avec le pape, "ils diront ce qui convient le plus à ce sujet".

Cependant pour le cardinal mexicain "aucune réponse de l'Eglise ne doit être telle qu'elle permette le libertinage sexuel", a aussi estimé le "ministre de la santé" du Saint-Siège. Jusqu'ici, a-t-il dit, "il n'y a aucune réponse officielle de l'Eglise sur la question du préservatif". Selon lui, les questions sont: doit-on apporter une réponse? A ses yeux, il y a beaucoup à discuter.

  • Le pape Benoît XVI a remis la première partie de son livre intitulé "Jésus de Nazareth" à la Librairie éditrice vaticane (Lev), indique mardi le Bureau de presse du Saint-Siège. Il s'agit du premier livre de Benoît XVI en tant que pape. Sa publication est prévue pour le printemps 2007.

La Librairie éditrice vaticane a précisé le 21 novembre avoir signé des accords avec la maison d'édition italienne Rizzoli, lui cédant "les droits de traduction, de diffusion et de commercialisation de l'oeuvre dans le monde entier". Rizzoli avait publié le dernier ouvrage de Jean-Paul II "Mémoire et identité".

La maison d'édition italienne a aussi cédé les droits de l'oeuvre pour sa version allemande à la Herder Verlag. Cette maison d'édition a déjà publié de nombreux textes du professeur Joseph Ratzinger.

Commencé par Benoît XVI lorsqu'il était cardinal, son livre est "une fresque grandiose en deux volumes sur le 'mystère de Jésus'", comme le pape l'affirme lui-même, précise la Maison Rizzoli dans son communiqué.

D'après la maison d'édition italienne, "Benoît XVI offre une lecture très originale et une analyse historico-théologique du fondement de la foi chrétienne, donnant suite à son travail scientifique réalisé au cours des cinquante dernières années avec la production de plus de 600 articles et d'une centaine de livres". Le pape dit lui-même "qu'il ne s'agit pas d'un document du magistère, mais de son cheminement personnel intérieur à la recherche du 'visage de Dieu'", souligne encore l'éditeur, précisant que le pape a lui-même écrit que "pour cela, chacun est libre de me contredire".

Dans le volume, "le premier de Joseph Ratzinger devenu pape", l'auteur invite le lecteur "à s'approcher de Jésus comme du Christ sauveur, réalisant comme les disciples le tronçon de la vie publique du Nazaréen, à partir du baptême dans le fleuve Jourdain, jusqu'à atteindre la montagne de la Transfiguration".

(Source : Cathobel)

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- Saint Augustin -

 

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Commentaires

Didyme à propos Acharnement contre l'Eglise ?
sam, 27.03.2010 20:06
Comme toi Etienne je pense qu'un effort important doit être fait en communication. Notamment en évitant l'hypocrisie. [...]


Etienne à propos Acharnement contre l'Eglise ?
mer, 24.03.2010 14:25
Justement, l'Église - ou bien des hommes d'Église - pensent détenir la vérité et avoir réponse à tout, en [...]


François REALITY à propos Le mot de la fin
dim, 31.08.2008 22:43
Bravo et merci pour ces belles années passées avec ton blog. Merci aussi pour cette si belle citation de François [...]


Jean-Marc à propos Le mot de la fin
mer, 20.08.2008 23:22
Merci Didyme, pour ton coeur ouvert et la profondeur de ce que tu as partagé ici sur ce blog. J'ai pu saisir combien ta [...]


Dieu d'amour, transforme-nous par ton Esprit d'amour. Ceux que tu nourris d'un même pain, tiens-les dans le souffle de ton Esprit, qu'un parfait amour de charité les saisisse et les renouvelle, pour que leurs pensées deviennent tes pensées. Que ton Eglise devienne de plus en plus ce peuple saint qui tient son unité de toi qui es Père, Fils et Esprit, pour être au milieu du monde le signe de ta sainteté et le ferment d'un plus grand amour entre tous, pour être ce lieu où ton Evangile ne cesse de retentir, affrontant la contradiction, Bonne Nouvelle pour tous. Donne à tes enfants assez de foi pour tenir bon et ne pas déserter, pour témoigner de toi envers et contre tout devant les hommes en prenant appui sur ta Parole.

"Nous ne sommes pas la somme de nos faiblesses et de nos échecs : au contraire, nous sommes la somme de l'amour du Père pour nous et de notre capacité réelle à devenir l'image de son Fils" - Jean-Paul II, Homélie à la XVIIe Journée Mondiale de la Jeunesse 2002 -

 

 

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Pourquoi Jésus dit-il : "J'ai soif"? Qu'est-ce que cela signifie ? Quelque chose de tellement difficile à expliquer avec des mots... En disant "J'ai soif", Jésus dit quelque chose de beaucoup plus profond que simplement "Je vous aime". Tant que vous ne savez pas tout au fond de vous que Jésus à soif de vous - vous n'avez pas la moindre idée de ce qu'Il veut être pour vous. Ni de qui Il veut que vous soyez pour Lui.
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L'Amour m'a souhaité la bienvenue ; mais mon âme s'est rétractée, dans la honte de la poussière et du péché. Mais l'Amour qui sait tout, voyant que je me relâchais, depuis que j'étais en ce lieu, s'approcha de moi, en me demandant tendrement si je manquais de quelque chose.

J'ai répondu : "Un invité, digne d'être en ce lieu". L'Amour m'a dit : "Tu seras cet homme là". Moi, l'ingrat, le méchant ? Ah, mon Amour, je ne peux te regarder. L'Amour m'a pris la main et, en souriant, m'a répondu : "Qui a créé les yeux, si ce n'est moi ?". C'est vrai, mon Seigneur, mais je les ai abîmés. Que ma honte aille là où elle doit aller.

"Et ne sais-tu pas, me dit l'Amour, qui a porté le poids de l'accusation ? Mon Amour.  Alors c'est moi qui serai le serviteur". Assieds-toi, me dit l'Amour, et goûte ma nourriture ; Et je me suis assis, et j'ai mangé.

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