Didyme

Etre catholique et homosexuel ne laisse peut-être pas d'autre choix que de devenir un saint...

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La fin approche

Carnet de notes Mai 31. 2008 à 22:29
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Voilà c'est fait, c'était une décision difficile à prendre, mais je suis heureux de l'avoir prise : le 15 août prochain, ce blog cessera d'exister. Pourquoi ? Simplement parce qu'aujourd'hui ce blog ne correspond plus à celui que je suis devenu.

J'ai eu le besoin de dire mon homosexualité, de mettre des mots dessus, de tenter de mieux la comprendre, de l'accepter, de la faire mienne. J'ai éprouver le besoin aussi de rencontrer d'autres personnes homosexuelles, peut-être pour voir comment moi j'allais pouvoir vivre cette homosexualité, discerner ce que j'ai envie de bâtir avec la pierre que je suis. Mais voilà, je passe maintenant à une autre étape : celle où l'homosexualité qui est mienne n'est plus quelque chose que j'ai besoin d'affirmer, ni quelque chose que je cherche encore à comprendre, ni quelque chose dont je chercherais la clef. Elle est là, mais elle est devenue secondaire. Mon identité est au-delà d'elle.

Eglise Notre-Dame du Sablon, Bruxelles

Ces moments partagés avec vous ont été une source de joie, une source de contemplation du visage du Bien-Aimé Jésus. Car c'est bien ce que que j'ai découvert dans l'homosexualité : un visage qui m'attend. Je rends grâce pour tout ce qu'il m'a été donné de vivre à vos côtés et de comprendre. Je rends grâce aussi pour ce que Dieu a pu tirer de mes pauvres écrits, et je demande pardon à tous ceux qui en venant ici ont été déçu par ce qu'ils ont trouvé.

Je remercie déjà aussi Crocki et Mathieu qui ces derniers mois m'ont admirablement secondé dans la rédaction de ce blog. C'était une expérience enrichissante. Trois voix qui se font entendre, trois voix différentes, mais trois voix amicales, c'est un cadeau.

75 jours, voilà ce qu'il nous reste à Crocki, Mathieu et moi, pour terminer en beauté ce blog. Je ne quitte pas la toile, puisque hier j'ai mis en place un nouveau blog. Il ne parlera pas d'homosexualité (certains diront que celui-ci n'en a jamais parlé non plus !), mais il parlera de ce visage qui m'attend.

Visitation

Carnet de notes Mai 31. 2008 à 12:12
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Deux femmes se rencontrent, deux cousines, deux membres de la même famille, même si tout semble les opposer. L'une est jeune, l'autre âgée, l'une est une vierge, l'autre une femme stérile. Leur unique point commun semble être cette appartenance à une même famille et... le fait qu'elles sont enceintes toutes deux.

L'une semble personnifier par son âge l'Ancienne Alliance tandis que l'autre annonce par sa jeunesse une Alliance Nouvelle. Elisabeth apparaît comme une personnification de l'Alliance Ancienne qui semble ne plus pouvoir porter de fruit, être arrivée à bout de course. C'est le côté de la présence calfeutrée de Dieu dans le Saint-des-Saints, du culte ancien et distant d'un Dieu qui est tout autre et qui ne se mélange pas aux hommes mais continue à les regarder un peu de haut, d'un Dieu chez qui il n'est permis d'entrer qu'une fois par an, de la Loi et des préceptes. Marie est l'annonce d'une Alliance Nouvelle où Dieu vient rejoindre et habiter notre humanité, où il n'y aura plus besoin de Temple parce que Dieu fera sa demeure dans le coeur de chacun, sera toujours accessible parce que toujours en train de se donner à nous. Une Alliance Nouvelle où la Loi est inscrite dans le coeur de l'homme : "Tu aimeras Dieu et tu aimeras ton prochain comme toi-même".

Elles sont de la même famille, c'est dire qu'on ne saurait opposer les deux alliances. L'Ancienne prépare la Nouvelle, comme un Jean-Baptiste qui annonce l'Agneau de Dieu qui vient. La Nouvelle seconde l'Ancienne, comme Marie qui reste trois mois auprès d'Elisabeth pour l'aider dans sa grossesse. L'une et l'autre sont intimement liées.

Démission

Eglise Mai 29. 2008 à 21:00
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Le 4 juin prochain, le Cardinal Danneels fêtera ses 75 ans. A cette occasion il présentera sa démission au Pape comme le prévoit le Droit Canon. Dans une interview donnée aux journalistes, voici comment l'archevêque de Malines-Bruxelles revient sur son itinéraire :

Je n'ai rien planifié. Tout s'est présenté à moi. Ma vocation n'était pas un choix. Je suis né comme ça. Lorsque je suis allé au séminaire, je ne suis pas allé à Bruges comme je le voulais, mais j'ai été envoyé à Louvain. Je n'ai pas choisi de devenir le directeur spirituel du séminaire, et ce n'était pas mon choix non plus d'aller à Malines-Bruxelles. Je n'ai pas demandé à devenir pape non plus. C'est la seule chose que l'on ne m'a pas obligé à faire.

 

Présence eucharistique

Carnet de notes Mai 28. 2008 à 21:33
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Dimanche dernier avec un ami, nous sommes allés à une Procession du Saint-Sacrement en Wallonie profonde. La procession nous a déçus par son manque de dignité, le manque d'égard pour le Saint-Sacrement.

Et voilà, et c'est une manière parfois par laquelle Dieu nous interpelle, que dimanche soir arrive dans ma boîte mail la prière hebdomadaire de Devenir Un en Christ, et par le choix fait par Bruno, un texte de Maurice Zundel sur l'Eucharistie. J'apprécie beaucoup Maurice Zundel. C'est un auteur dont j'ai entendu parlé pour la première fois à Aix-en-Provence il y a une quinzaine d'années. Depuis j'ai lu et relu ses livres. Paul VI voyait en lui un ami et un grand homme et il lui avait demandé de prêcher une retraite de carême pour la Curie. Mais c'était aussi un homme qui dérangeait par sa manière neuve de dire certaines choses, et son évêque suisse ne l'avait d'ailleurs pas supporté quelque temps auparavant.

Le texte choisi par Bruno m'a tout d'abord choqué, ensuite interpellé. Au début je me suis dit que je n'étais pas d'accord avec ce qu'il disait. Le voici :


L'Eucharistie, c'est peut-être là que les chrétiens se sont le plus profondément mépris, là qu'ils ont cédé à la tentation si naturelle de mettre le sacré en dehors d'eux-mêmes, de rebâtir un temple de pierres, de reconstruire un tabernacle de métal précieux et d'y enfermer Dieu comme un objet en s'inclinant devant cet objet devenu extérieur à eux-mêmes, en fermant la porte avec des grilles d'or et en retournant à leurs affaires en laissant la sainteté enfermée dans le Temple !

Oh, que cette tentation est grave et comme nous y avons tous succombé ! Nous n'avons pas vu que nous tournions le dos à l'Evangile et que ce n'était pas du tout cela que Jésus a voulu.

L'Eucharistie, ah oui ! Ce n'est pas la conservation magique d'une présence matérialisée, c'est l'offrande infiniment réelle d'une Présence universelle et qu'on ne peut joindre qu'en nous faisant nous mêmes universels : aussi l'Eucharistie, qui rassemble toute l'Eglise, l'Eucharistie qui est le lieu éminent de la Charité, est-elle une exigence formidable.

Car l'Eucharistie suppose que nous soyons prêts à tous les dépouillements, à toutes les humilités, à tous les pardons qu'entraîne notre rencontre avec l'Homme-Dieu.

Nous sommes donc souvent devant un Dieu qui est un décret-loi : la croyance est un décret-loi, les sacrements sont une magie qu'il faut observer pour être ne règle... et la morale elle-même, c'est encore une magie : il faut passer par une formule...

N'avons-nous pas omis l'essentiel, à savoir que Dieu est amour et que l'Amour n'a de prise que sur l'amour ?

Il nous faut donc resituer l'Eucharistie... dans la perspective évangélique qui s'impose à nous dans les derniers entretiens du Seigneur avec ses disciples.

La dernière consigne qui retentit en toute les pages du récit johannique, c'est que "vous vous aimiez les uns les autres comme je vous ai aimés" et cette consigne est aussi le critère qui fait reconnaître les disciples de Jésus...

Arcabas

Et pour donner une leçon de choses à ses disciples, Jésus leur lave les pieds, "voilà ce que c'est que d'aimer son prochain : ce que j'ai fait, c'est afin que vous le fassiez vous-mêmes les uns aux autres". Aussi curieux que cela paraisse, l'Eucharistie semble avoir disparu, elle n'est même pas nommée en cet endroit : pourquoi ? Parce qu'elle est implicitement contenue dans ce lavement des pieds. Elle est implicitement contenue et dans le lavement des pieds et dans la consigne du Seigneur : "Aimez-vous les uns les autres", parce que c'est exactement la même chose.

Maurice Zundel.

Ce soir j'ai voulu partager ce texte avec l'ami qui m'accompagnait à la procession. Et j'ajoutais ce commentaire :


"Après coup je me suis dit que la Présence Réelle devait effectivement être honorée et aimée, mais que cette Présence est une présence toute simple à nos côtés. C'est la présence non pas tant d'un Souverain, que celle d'un compagnon de route comme à Emmaüs, d'un Serviteur comme au lavement des pieds, d'un Roi sans doute, mais monté sur un ânon. Jésus a toujours refusé les honneurs dus à un Souverain. A mon avis, aujourd'hui, s'il faut de la dignité, quelque chose de beau, il doit préférer la simplicité encore et toujours. L'aurions-nous reconnu sur les chemins il y a deux mille ans ? Se promenait-il avec son auréole sous le bras ? Une seule chose devait le rendre visible : la qualité de sa présence, la qualité de son regard amoureux sur les hommes et les femmes qu'il croisait, la qualité de ses gestes de compassion et d'amour. A mon avis, quand il est au milieu de nous aujourd'hui, il doit avoir cette même simplicité et cette même présence".

Lorsque le Créateur devient grain de blé

Eglise Mai 27. 2008 à 06:00
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Le Créateur, Seigneur de toute chose, s'est fait grain de blé semé sur terre, dans le sillon de l'histoire humaine. Il s'est fait pain pour être rompu, partagé et mangé. Pour nous donner la vie, sa vie divine, il s'est fait notre nourriture.

L'Eucharistie est une école de charité et de solidarité. Qui se nourrit du Pain christique ne peut rester indifférent à qui manque du pain quotidien. Trop de parents réussissent à peine à en trouver pour leurs enfants et pour eux-mêmes. La communauté internationale a de plus en plus de mal à faire face à ce grave problème. Non seulement l'Eglise prie pour recevoir le pain de chaque jour, mais à l'exemple du Seigneur elle s'emploie par tous les moyens à multiplier pains et poissons par le biais d'initiatives de promotion sociale et caritative, afin que personne ne manque du nécessaire pour vivre.

Benoît XVI, Rome, 25 mai 2008.

 

Reste avec moi

Prières Mai 25. 2008 à 06:00
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Reste avec moi, Seigneur, car c'est pour moi une nécessité que ta présence, pour que je ne t'oublie pas. Reste avec moi, Seigneur, parce que je suis faible et que j'ai besoin de ta force, afin que je ne chute pas si souvent. Reste avec moi, Seigneur, car tu es ma vie et sans toi je n'ai plus de ferveur. Reste avec moi, Seigneur, car tu es ma lumière et sans toi, je suis dans les ténèbres. Reste avec moi, Seigneur, pour me montrer ta volonté. Reste avec moi, Seigneur, pour que j'entendes ta voix et que je puisse te suivre. Reste avec moi, Seigneur, car je désire t'aimer beaucoup et je désire être sans cesse avec toi. Reste avec moi, Seigneur, si tu veux que je sois fidèle. Reste avec moi, Seigneur, car, si pauvre que soit mon âme, je désire qu'elle soit pour toi un lieu de consolation, un nid d'amour... Reste avec moi cette nuit, Jésus, dans cette vie, avec tous les dangers, j'ai besoin de toi. Laisse-moi te reconnaître, comme l'on fait tes disciples, à la fraction du pain, pour que la communion eucharistique soit ma lumière pour disperser les ténèbres, la force qui me soutient, l'unique joie de mon coeur... Reste avec moi, Seigneur, car je ne cherche rien que toi. Ton amour, ta grâce, ta volonté, ton Coeur, ton Esprit, parce que je t'aime, et que je ne demande d'autre récompense que de t'aimer encore et toujours d'avantage. Fortifié par ton amour, je vais t'aimer de tout mon coeur. Amen.
Saint Pio de Petracina.

Dieu a tout créé pour la vie

Eglise Mai 20. 2008 à 21:24
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Dieu est un en ce qu'il est tout et tout amour; mais puisqu'il est amour, il est ouverture, accueil, dialogue. Et dans sa relation avec nous, hommes pécheurs, il est miséricordieux, compassion, grâce, pardon. Dieu a tout créé pour l'existence et sa volonté est toujours et seulement la vie.

Benoît XVI, Savone 17 mai 2008.

Dieu a tant aimé le monde

Carnet de notes Mai 17. 2008 à 08:53
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L'Evangile de ce dimanche de la Sainte-Trinité nous donnera à méditer une parole très belle, ce qui habite le coeur de Dieu, son projet, qui n'est pas de condamner le monde, mais de le sauver.

Car Dieu a tant aimé le monde

qu'il a donné son Fils unique,

afin que quiconque croit en lui ne se perde pas,

mais ait la vie éternelle.

Car Dieu n'a pas envoyé son Fils dans le monde

pour juger le monde,

mais pour que le monde soit sauvé par lui.

Jean 3, 16-17.

C'est d'un Dieu de vie dont nous sommes les témoins, dont nous faisons la rencontre et qui vient transformer nos coeurs. Qui aurait pu imaginer que Dieu donnerait son Fils Unique pour nous sauver ? Qui aurait pu prévoir que Dieu nous aime à ce point ? Qui aurait pu imaginer que le Coeur de Dieu avait un faible pour les pécheurs que nous sommes ?

C'est bien ce que nous proclamons : ce que le coeur de l'homme n'avait pas imaginé, ce qui avait été préparé pour ceux qui aiment Dieu (1 Co 2).

Quelle crainte de Dieu pourrions-nous donc encore garder si Dieu nous a manifesté son amour à ce point ? Ouvrons nos coeurs, c'est quelqu'un qui nous aime qui veut entrer. Ouvrons nos vies, c'est quelqu'un qui veut notre vie et non notre mort qui désire entrer. Ouvrons notre affectivité, notre sexualité, nos désirs, ce n'est pas un juge mais un Sauveur qui vient.

Le temps de l'Esprit et de l'Eglise

Carnet de notes Mai 15. 2008 à 19:59
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Voici le temps ordinaire. Nous étions si bien dans ces jours de Pâques que nous aurions aimé y camper un peu plus longtemps. Mais voilà que dimanche l'Esprit, violent coup de vent, a ouvert les portes de notre cénacle et appelé à partir en mission pour annoncer la Bonne Nouvelle et faire des disciples. Ce temps ordinaire, loin d'être banal, est le temps de l'Esprit, le temps de la grâce, le temps de l'Eglise aussi qui élargit sa tente devant les enfants que l'Esprit lui donne.

Arcabas, Pentecôte

Hier, nous fêtions Matthias, l'homme associé au collège des apôtres pour remplacer Judas. La lecture des vêpres nous offrait une belle image de cette Eglise, structurée pour avancer, pour que se construise le corps du Christ. L'Eglise serait-elle un don de Dieu ?

Les dons que le Christ a fait aux hommes, ce sont d'abord les Apôtres, puis les prophètes et les missionnaires de l'Evangile, et aussi les pasteurs et ceux qui enseignent. De cette manière, le peuple saint est organisé pour que les tâches du ministère soient accomplies et que se construise le corps du Christ. Au terme, nous parviendrons tous ensemble à l'unité dans la foi et à la vraie connaissance du Fils de Dieu, à l'état de l'Homme parfait, à la plénitude de la stature du Christ.

Ephésiens 4, 11-13.

Renouvelle l'Eglise à mesure où tu me renouvelles

Prières Mai 10. 2008 à 06:00
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Esprit-Saint, comment viens-tu sur l'Eglise ? Sinon, comme tu viens sur moi-même ? Comment sanctifie-tu l'Eglise, sinon comme tu viens sanctifier le pécheur que je suis ? Comment viens-tu vivifier l'Eglise, sinon comme tu viens donner vie à ce qui est mort en moi ? Pourquoi viens-tu sur l'Eglise, sinon parce qu'elle a besoin de toi comme moi j'ai besoin de toi ? Pourquoi sanctifie-tu l'Eglise, sinon parce qu'elle est faite de pécheurs comme moi ? Pourquoi viens-tu vivifier l'Eglise, sinon parce que comme moi, sans toi, elle ne serait que bois mort. Viens Esprit de Dieu, renouvelle ton Eglise à mesure où tu me renouvelles !

Un premier dans la tourmente

Belgitude Mai 8. 2008 à 21:14
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Le gouvernement de Monsieur Yves Leterme inauguré à Pâques pourrait bien ne pas survivre à la Pentecôte. Près de cinquante jours après son installation, le premier ministre Yves Leterme est rattrapé par les problèmes communautaires. Les partis flamands comptent en effet demander ce soir l'inscription, à l'ordre du jour des débats de la Chambre (parlement), de la scission de l'arrondissement électoral de Bruxelles-Hal-Vilvorde. La scission de cet arrondissement amènerait la fin des facilités octroyées aux francophones dans la périphérie flamande de Bruxelles.

 

Reconnaissance au Laus

Eglise Mai 7. 2008 à 20:04
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Dimanche dernier, Monseigneur Di Falco, évêque de Gap et Embrun, a rendu publique le décret de reconnaissance des apparitions de la Vierge Marie à Benoîte Rencurel au hameau du Laus.

La première apparition eu lieu en mai 1664, lorsque Marie est apparue à une bergère âgée de 17 ans. Et les apparitions ont duré pendant 54 ans. La particularité des apparitions du Laus, c'est qu'il n'y avait pas d'extase. L'apparition venait dans la vie quotidienne. Benoîte ne saura jamais ni lire ni écrire, et pourtant, on viendra de loin pour chercher auprès d'elle un conseil. On raconte aussi qu'elle savait lire dans les coeurs.

J'ai aimé cet endroit pour sa simplicité. J'ai eu la joie de m'y rendre dans les années 90. Je me souviens avoir ramené un peu de l'huile du sanctuaire.

 

Le merle et l'hirondelle

Carnet de notes Mai 6. 2008 à 20:06
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Il est une abbaye dans le sud de la France où chaque année des hirondelles viennent nicher au dessus de la porte du cloître, sur l'un des bras de la croix qui orne le mur. Et je soupçonne Mère Abbesse d'être l'alliée de ces oiseaux que personne ne déloge. Car curieusement ces hirondelles ont choisi une abbaye bénédictine dont elles semblent porter l'habit.

Quand je retrouve ce nid, j'entends le psaume qui chante "L'hirondelle elle-même c'est trouvée un nid pour sa couvée" (Psaume 84).

J'ai repensé à ces hirondelles dimanche dernier. Je me trouvais dans une abbaye et me promenais dans le jardin intérieur lorsqu'un merle a attiré mon regard. Il cherchait pitance, et ma présence ne semblait l'effrayer en rien. J'ai alors découvert un beau nid sur la gouttière du cloître, un nid rempli d'oisillons bien sages. Voilà donc ce qui poussait ce merle à s'activer à la recherche de vers. Je contemplais longuement cette merveille de la nature. Et le psaume naturellement est revenu.

 

De quel amour sont aimées tes demeures, Seigneur, Dieu de l'univers !
Mon âme s'épuise à désirer les parvis du Seigneur ; mon coeur et ma chair sont un cri vers le Dieu vivant !
L'oiseau lui-même s'est trouvé une maison, et l'hirondelle, un nid pour abriter sa couvée : tes autels, Seigneur de l'univers, mon Roi et mon Dieu !
Heureux les habitants de ta maison : ils pourront te chanter encore.
Ps 84, 2-5

J'ai demandé une chose au Seigneur

Carnet de notes Mai 6. 2008 à 06:00
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Dimanche, mais aussi durant cette semaine, les psaumes parlent d'une maison.

J'ai demandé une chose au Seigneur,
la seule que je cherche :
habiter la maison du Seigneur
tous les jours de ma vie.

Psaume 26

Pour ceux que Dieu appelle à la vie religieuse, ce psaume a un goût particulier, une saveur. En leurs bouches la demande d'habiter la maison du Seigneur tous les jours de la vie prend un sens précis : c'est la seule chose qu'ils désirent, tous les jours de leur vie. Ils veulent être des chercheurs de Dieu pour le monde, de ceux qui contemplent sa Face, des guetteurs, des veilleurs, ses intimes aussi.

Je ne sais pour quelle raison, la traduction liturgique oublie un bout : "savourer la douceur du Seigneur, rechercher son palais". Pourtant quel beau morceau manquant !

Il me semble que la maison c'est aussi cette Jérusalem céleste qui descend du ciel, dont les douze portes sont ouvertes pour l'humanité, où chacun peut trouver la demeure que Dieu lui a préparée et où Dieu sera tout en tous. Voilà notre avenir, notre espérance.

Dieu donne à l'isolé le séjour d'une maison, il ouvre aux captifs la porte du bonheur.

Psaume 68, 7

La maison, c'est aussi l'Eglise. C'est une maison où nous ne sommes pas seuls, où le reste de la famille habite aussi. Il y a le père, la mère, le frère ou la soeur, la belle-mère et le cousin. Vivre ensemble en Eglise n'est pas une mince affaire ! Certains jours il serait plus facile de vivre seul et de faire comme nous le voulons, de vivre Dieu à notre mesure. Pourtant voilà la famille où Dieu nous place.

Ta famille trouva un séjour, celui-là qu'en ta bonté, ô Dieu, tu préparais au pauvre.

Psaume 68, 10

Ensuite, la maison c'est aussi celle de notre coeur. Ce coeur à la porte duquel Dieu frappe, ce coeur où il veut entrer pour manger avec nous, partager le quotidien, demeurer en nous. Et bien souvent nous vivons à la périphérie de notre coeur, nous ne l'habitons pas vraiment. Nous sommes distraits par mille et unes choses, nous croyons devoir trouver Dieu au loin, alors qu'il est là, tout proche, Dieu-avec-nous, Dieu-en-nous.

Liturgie providentielle

Carnet de notes Mai 3. 2008 à 16:40
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La liturgie a souvent quelque chose de très providentiel. Je suis quelqu'un d'un tempérament trop inquiet, et un évènement lundi soir avait encore réussi à semer en moi le trouble de l'anxiété. La nuit avait été éprouvante et la journée de mardi avait été très difficile à vivre.

Eglise Notre-Dame du Finistère, Bruxelles

Mais voilà que mardi soir, priant les vêpres, le répond de la lecture me saute aux yeux :

Jésus dit aux disciples : La paix soit avec vous !

Alléluia, alléluia.

Avance ton doigt, mets ta main dans mon côté.

Alléluia, alléluia.

Voilà que tout d'un coup je perçois une autre compréhension de l'apparition de Jésus à Thomas. Jésus vient rassurer, en offrant sa paix et en proposant aussi à Thomas de toucher le concret de son amour pour lui, et de s'appuyer dessus.

Que puis-je encore craindre lorsque je m'entends dire : "Paix à toi !" ?

Comment puis-je encore douter lorsque je suis invité : "Avance ton doigt, mets ta main dans mon côté" ?

C'est Jésus qui me dit : Dans ce que tu vis ma bénédiction et ma paix t'accompagnent. Prends appui sur mon amour pour toi, qui est réel et concret. Ne crains pas. Cet amour pour toi rien ne pourra le balayer. Il est le fondement de ta vie, ce sur quoi tu peux construire, ce sur quoi tu peux t'appuyer solidement quand le temps n'est pas au beau fixe.

D'autres textes sont venus m'apaiser. Notamment ce jeudi matin avec la phrase de la première lecture : "Il ne vous appartient pas de connaître les temps et moments que le Père a fixés de sa seule autorité" (Actes 1, 7). C'est bien de le réentendre quand on est un peu pressé de voir les choses se réaliser, s'accomplir.

Ou mercredi soir lorsque le texte de Paul aux Ephésiens rappelait l'importance de la fidélité à l'appel reçu de Dieu. Cela fait du bien de le réentendre quand le découragement nous tenaille, nous fait douter de tout et dire "A quoi bon ?"

La liturgie est ainsi pour moi une table où je trouve toujours une nourriture abondante, savoureuse, perspicace, adaptée, et providentielle.

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"J'ai mis mon arc dans la nuée pour qu'il devienne un signe d'alliance entre moi et la terre... entre moi et toute chair qui est sur la terre" (Genèse 9). 

Recherche rapide

 

"N'aie pas peur. Tu te trouves au fond de l'abîme. N'omets pas, au fond de cet abîme, de crier vers le Seigneur et de lui dire : 'Si tu considères nos fautes, qui donc subsistera ?' (Ps 129, 3). Fixe les yeux sur le Seigneur, attends-le, persévère dans ton attente. Espère que tu ressusciteras, et qu'alors tu seras sans péché, parce qu'il est ressuscité le premier, celui qui est sans péché. Espère et dis : 'Dans le Seigneur, surabondante est la miséricorde' (Ps 129, 7)"   

- Saint Augustin -

 

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didymethomas@hotmail.com

 

Commentaires

Didyme à propos Acharnement contre l'Eglise ?
sam, 27.03.2010 20:06
Comme toi Etienne je pense qu'un effort important doit être fait en communication. Notamment en évitant l'hypocrisie. [...]


Etienne à propos Acharnement contre l'Eglise ?
mer, 24.03.2010 14:25
Justement, l'Église - ou bien des hommes d'Église - pensent détenir la vérité et avoir réponse à tout, en [...]


François REALITY à propos Le mot de la fin
dim, 31.08.2008 22:43
Bravo et merci pour ces belles années passées avec ton blog. Merci aussi pour cette si belle citation de François [...]


Jean-Marc à propos Le mot de la fin
mer, 20.08.2008 23:22
Merci Didyme, pour ton coeur ouvert et la profondeur de ce que tu as partagé ici sur ce blog. J'ai pu saisir combien ta [...]


Dieu d'amour, transforme-nous par ton Esprit d'amour. Ceux que tu nourris d'un même pain, tiens-les dans le souffle de ton Esprit, qu'un parfait amour de charité les saisisse et les renouvelle, pour que leurs pensées deviennent tes pensées. Que ton Eglise devienne de plus en plus ce peuple saint qui tient son unité de toi qui es Père, Fils et Esprit, pour être au milieu du monde le signe de ta sainteté et le ferment d'un plus grand amour entre tous, pour être ce lieu où ton Evangile ne cesse de retentir, affrontant la contradiction, Bonne Nouvelle pour tous. Donne à tes enfants assez de foi pour tenir bon et ne pas déserter, pour témoigner de toi envers et contre tout devant les hommes en prenant appui sur ta Parole.

"Nous ne sommes pas la somme de nos faiblesses et de nos échecs : au contraire, nous sommes la somme de l'amour du Père pour nous et de notre capacité réelle à devenir l'image de son Fils" - Jean-Paul II, Homélie à la XVIIe Journée Mondiale de la Jeunesse 2002 -

 

 

Baudouin
Mère Teresa
Pourquoi Jésus dit-il : "J'ai soif"? Qu'est-ce que cela signifie ? Quelque chose de tellement difficile à expliquer avec des mots... En disant "J'ai soif", Jésus dit quelque chose de beaucoup plus profond que simplement "Je vous aime". Tant que vous ne savez pas tout au fond de vous que Jésus à soif de vous - vous n'avez pas la moindre idée de ce qu'Il veut être pour vous. Ni de qui Il veut que vous soyez pour Lui.
- Mère Teresa -
(25 mars 1993)

 

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- Psaume 83 -

"Celui qui ne sait pas à quel point il a besoin d'être sauvé, ne peut pas savoir à quel point il est sauvé"

 - M. D. Molinié, op -

"Être homosexuel n'est pas un choix, mais une donnée de fait qui doit être canalisée dans un projet de vie chrétienne. Et ce projet, c'est apprendre à aimer comme Jésus Christ nous l'a enseigné. La modalité d'amour de l'homosexuel est une modalité qui lui est propre, on ne peut l'orienter vers une personne du sexe opposé. Il me semble qu'une pastorale des homosexuels doit avoir comme prémisse absolue l'acceptation de la conditions homosexuelle comme une situation qu'il ne faut pas renier mais au contraire accueillir comme une possibilité d'ouverture à la croissance d'un amour évangélique visant au don de soi" - Don Domenico Pezzini, cité dans L'AMOUR N'EST PAS UN PECHE, Editions Bayard 2005, p 238-239 - 

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"Et maintenant tu vas me demander qui est Dieu, et moi comment puis-je exprimer la connaissance que j'en ai ? A cette question, je ne peux te faire qu'une seule réponse : je ne sais pas, je ne sais pas car, pour connaître Dieu, il faut autre chose que des mots, autre chose que des idées. Pour connaître Dieu, il faut t'engager et c'est quand tu seras enfoncé dans le mystère silencieux de Dieu, c'est quand tu seras donné à Lui comme Il se donne à toi, c'est dans cette lumière de l'amour que tu Le connaîtras, car Dieu est Amour et Il ne se livre qu'à l'amour" - Nuage de l'inconnaissance, Anonyme du XIVe siècle, cité par Maurice Zundel -

D.Bonhoeffer

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Etty

"Je vais t'aider, mon Dieu, à ne pas t'éteindre en moi, mais je ne puis rien garantir d'avance. Une chose m'apparaît de plus en plus claire : ce n'est pas toi qui peux nous aider, mais nous qui pouvons t'aider - et ce faisant nous nous aidons nous-mêmes. C'est tout ce qu'il nous est possible de sauver en cette époque et c'est aussi la seule chose qui compte : un peu de toi en nous, mon Dieu" - Etty Hillesum, journal 1941-1943 -

Le Bon Larron
Thérèse
"Mon coeur ardent veut se donner sans cesse, il a besoin de prouver sa tendresse. Ah! qui pourra comprendre mon amour ? Mais, ce retour, en vain je le réclame ; Jésus, toi seul peut contenter mon âme. Rien ne saurait me charmer ici-bas ; le vrai bonheur ne s'y rencontre pas. Ma seule paix, mon seul bonheur, mon seul amour, c'est toi, Seigneur".
- Thérèse de l'Enfant Jésus -
Marie-Madeleine
"Mais quel est cet amour de Madeleine ? L'amour peut tout ; l'amour ose tout ; l'amour n'est pas seulement libre et familier mais encore hardi et entreprenant ; et je vois Madeleine qui se tient derrière, qui n'ose lever les yeux ni regarder ce visage, qui se croit trop heureuse d'approcher ses pieds ; qui soupire et ne parle pas ; qui pleure et n'ose attendre de consolation ; qui donne tout ce qu'elle a et tout ce qu'elle est, et n'ose pas même demander sa grâce. Si c'est l'amour qui vous pousse, Madeleine, que craignez-vous ? Osez-tout, entreprenez tout. L'amour ne sait point se borner, ses désirs sont sa règle, ses transports sont sa loi, ses excès sont sa mesure " - L'Amour de Madeleine -

Hugues de Fosses

Norbert
Feuillen
 
Julienne du Mont-Cornillon
 

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L'Amour m'a souhaité la bienvenue ; mais mon âme s'est rétractée, dans la honte de la poussière et du péché. Mais l'Amour qui sait tout, voyant que je me relâchais, depuis que j'étais en ce lieu, s'approcha de moi, en me demandant tendrement si je manquais de quelque chose.

J'ai répondu : "Un invité, digne d'être en ce lieu". L'Amour m'a dit : "Tu seras cet homme là". Moi, l'ingrat, le méchant ? Ah, mon Amour, je ne peux te regarder. L'Amour m'a pris la main et, en souriant, m'a répondu : "Qui a créé les yeux, si ce n'est moi ?". C'est vrai, mon Seigneur, mais je les ai abîmés. Que ma honte aille là où elle doit aller.

"Et ne sais-tu pas, me dit l'Amour, qui a porté le poids de l'accusation ? Mon Amour.  Alors c'est moi qui serai le serviteur". Assieds-toi, me dit l'Amour, et goûte ma nourriture ; Et je me suis assis, et j'ai mangé.

- George Herbert -

 

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Jean l'Evangéliste

"Celui qui est capable de découvrir l'éternel dans le temporel, le céleste dans le terrestre, le divin dans l'humain, c'est-à-dire le Créateur dans la créature, celui-là est pour ainsi dire introduit dans les parvis de la céleste Jérusalem et il y tressaille de joie" - Aelred de Rievaulx -

Edith Stein

Saint Augustin

"De toutes mes forces, celles que tu m'as données, je T'ai cherché, désirant voir ce que j'ai cru. Et j'ai lutté, et j'ai souffert. Mon Dieu, mon Seigneur, mon unique espoir, accorde-moi de n'être jamais las de te chercher, qu'avec passion sans cesse je cherche ton visage. Toi qui m'as donné de Te trouver, donne-moi le courage de te chercher et d'espérer Te trouver toujours davantage. Devant Toi ma solidité : garde-la. Devant Toi ma fragilité : guéris-la. Devant Toi tout ce que je sais, tout ce que j'ignore. Par là où Tu m'as ouvert, j'entre : accueille-moi. De là où Tu m'as fermé, j'appelle : ouvre-moi. Accorde-moi de ne pas T'oublier, accorde-moi de Te comprendre. Mon Dieu, mon Seigneur, accorde-moi de t'aimer" - Saint Augustin, Traité de la Trinité XV -

Saint Bernard

"Pour le Verbe, dire à l'âme : 'Tu es belle', et l'appeler 'amie', c'est faire sourdre en elle l'amour dont elle puisse l'aimer et l'audace de se croire aimée de lui. Pour l'âme, nommer le Verbe 'bien aimé' et le proclamer 'beau', c'est lui attribuer sans feinte et sans mensonge le fait qu'elle aime et est aimée ; c'est aussi admirer la complaisance du Verbe et s'émerveiller de sa grâce. Car la beauté du Verbe, C'est son amour, d'autant plus grand qu'il prend l'initiative. Aussi, avec le coeur de son coeur et la voix de ses sentiments intimes, l'âme le proclame digne d'être aimé d'elle, d'autant plus intensément et ardemment qu'elle a senti l'amour du Verbe avant de pouvoir l'aimer à son tour" - Bernard de Clairvaux -

Pier Giorgio Frassati

Saint Fabien

 

 

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